Le fruit de l'aubépine : la cenelle
Le fruit de l'aubépine s'appelle la cenelle, un mot de 7 lettres : C-E-N-E-L-L-E. Le dictionnaire Larousse le définit comme le « Fruit rouge et âpre de l'aubépine ». Petite, rouge à maturité, la cenelle mûrit en septembre-octobre selon l'INPN, et ne renferme qu'un noyau chez l'aubépine à un style.

Le mot : cenelle, ou sénelle
Le Trésor de la langue française (CNRTL) définit la cenelle comme une « Baie rouge vif, fruit du houx et de l'aubépine » : le mot sert donc aussi pour le houx. Il donne la variante « sénelle » et une première attestation vers 1165. Son origine est obscure : « peut-être issu de acinus « baie » ». Le même dictionnaire cite un dérivé régional, « Cenellier », qui désigne l'aubépine dans le Centre et au Canada.
Dans une grille de mots croisés, « fruit de l'aubépine » en 7 lettres se résout donc par CENELLE.
À quoi ressemble la cenelle ?
| Source | Description |
|---|---|
| INPN (un style) | Fruits « rouges à maturité » qui « ne renferment qu'un seul noyau » |
| Coste (un style) | « fruit petit, du volume d'un pois », « 1 seul noyau » |
| Coste (deux styles) | « du volume d'un gros pois », « 2, rarement 3 noyaux » |
| Centre antipoison de Lille | « drupes rouges à maturité, en forme de petite poire : 5 à 8 mm de diamètre » |
| Province de Liège | Allongés chez l'aubépine à deux styles, « nettement plus ronds et trapus » chez celle à un style |
Le langage courant parle de baie ; Baseflor la classe parmi les drupes, un « fruit à noyau comme la cerise », selon la définition du centre antipoison de Lille. Comment distinguer les deux espèces : l'aubépine monogyne et l'aubépine à deux styles.
Quand la trouver ?
L'INPN situe la fructification de l'aubépine à un style en « septembre-octobre », comme le centre antipoison de Lille. La flore de Coste donne « août-octobre » pour l'aubépine à deux styles, et la Ville de Paris des fruits rouges « en fin d'été ». Les fleurs, elles, s'ouvrent d'avril à juin : les fleurs d'aubépine.
Son goût
Les sources ne la vantent pas. L'INPN note que « le fruit reste assez fade pour les papilles humaines », Coste parle d'une « saveur très fade », Larousse d'un fruit « âpre », et le CNRTL de baies « astringentes ». Le centre antipoison de Lille confirme : « Ils sont astringents. » Peut-on la manger, et en quelle quantité ? Tout est sur la page fruit de l'aubépine, toxique ou comestible.
Une nourriture pour la faune
La Ville de Paris note que « Les baies sont très appréciées de la faune », et le centre antipoison de Lille cite parmi les noms de l'aubépine celui de « Poire d'oiseau ». Baseflor qualifie sa dissémination d'« endozoochore », et l'INPN précise que « les graines sont disséminées par les animaux ». Voir l'aubépine et la biodiversité.
Le fruit figure aussi, pour les deux espèces, parmi les parties autorisées dans les compléments alimentaires (arrêté du 24 juin 2014). Ce site parle d'une autre partie, le bourgeon : le macérat de bourgeon d'aubépine.
Questions fréquentes
Comment s'appelle le fruit de l'aubépine ?
La cenelle, ou sénelle. Le Larousse la définit comme le fruit rouge et âpre de l'aubépine ; le CNRTL précise que le mot désigne aussi le fruit du houx.
Quel est le fruit de l'aubépine en 7 lettres ?
CENELLE. C'est le nom du fruit de l'aubépine dans les dictionnaires Larousse et CNRTL, et il compte 7 lettres.
Quand mûrissent les cenelles ?
En septembre-octobre selon l'INPN pour l'aubépine à un style ; la flore de Coste donne août-octobre pour l'aubépine à deux styles.
Sources
- Larousse, dictionnaire de français, « cenelle », larousse.fr.
- CNRTL (ATILF, CNRS), « cenelle », cnrtl.fr.
- INPN (Muséum national d'Histoire naturelle), fiche Crataegus monogyna, inpn.mnhn.fr.
- H. Coste, Flore descriptive et illustrée de la France, n° 1254 (C. monogyna) et 1255 (C. oxyacanthoides, aujourd'hui C. laevigata), texte diffusé par Tela Botanica, tela-botanica.org.
- Tela Botanica, Baseflor, traits écologiques de C. monogyna et C. laevigata, tela-botanica.org.
- Centre antipoison de Lille (CHU de Lille), « Aubépine blanche et aubépine rouge », 26 janvier 2021, cap.chu-lille.fr.
- Centre antipoison de Lille, dépliant « Les risques d'intoxication par les plantes et baies de notre région », cap.chu-lille.fr.
- Ville de Paris, Guide des essences, fiches Crataegus monogyna, Crataegus laevigata et « Paul's Scarlet Hamlet » (données ouvertes), opendata.paris.fr.
- Province de Liège, fiche « Les aubépines », série « Les espèces indigènes », provincedeliege.be.
- Arrêté du 24 juin 2014 (plantes autorisées dans les compléments alimentaires), version consolidée au 15 janvier 2016, copie FAOLEX.